vendredi, mars 01, 2013

We already miss Him


"Malheureusement, la liturgie a été perçue, sans doute également de notre part, pasteurs et experts, plus comme un objet à réformer que comme un sujet capable de renouveler la vie chrétienne, à partir du moment où il «existe en effet un lien très étroit et organique entre le renouveau de la liturgie et le renouveau de toute la vie de l’Eglise. (...)
Sommet vers lequel tend l’action de l’Eglise et en même temps source d’où provient sa vertu (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 10), la liturgie, avec son univers célébratif, devient ainsi la grande éducatrice au primat de la foi et de la grâce. La liturgie, témoin privilégié de la Tradition vivante de l’Eglise, fidèle à son devoir originel de révéler et de rendre présent dans l’hodie des événements humains l’opus Redemptionis, vit d’un rapport correct et constant entre sana traditio et legitima progressio, explicité de façon claire par la Constitution conciliaire au n. 23. Avec ces deux termes, les Pères conciliaires ont voulu remettre leur programme de réforme en équilibre avec la grande tradition liturgique du passé et de l’avenir. On oppose souvent de façon maladroite la tradition et le progrès. En réalité, les deux concepts s’intègrent: la tradition est une réalité vivante, et inclut donc en elle le principe du développement, du progrès. En d’autres termes, le fleuve de la tradition porte en lui également sa source et tend vers l’embouchure."

(Discours pour le 50eme anniversaire de l'Institut Pontifical Saint Anselme, 6 mai 2011)

"Unfortunately, perhaps, we too, Pastors and experts, understood the Liturgy as anobject to be reformed rather than a subject capable of renewing Christian life, since “A very close and organic bond exists between the renewal of the Liturgy and the renewal of the whole life of the Church. (...)

The Liturgy, the summit toward which the activity of the Church is directed is at the same time the fount from which all her power flows (cf. Sacrosanctum Concilium, n. 10), with its celebratory universe thus becomes the great educator in the primacy of the faith and of grace. The Liturgy, a privileged witness of the living Tradition of the Church, faithful to its original duty to reveal and to make present  in the hodie of human vicissitudes the opus Redemptionis, lives on a correct and constant relationship between healthy traditio and legitima progressio, which the conciliar Constitution has made lucidly explicit in n. 23."













mercredi, février 13, 2013

Bon et saint temps du Carême à tous !

Nous aurons à coeur d'offrir nos pénitences pour notre Saint Père le Pape Benoît XVI, pour les cardinaux qui participeront au prochain Conclave et qui auront la mission de choisir son successeur.

Pénitence, dévotion et contemplation

"Convertis-toi au Seigneur et renonce à tes péchés,implore-le bien en face, cesse de l'offenser. Reviens vers le Très-Haut, détourne-toi de l'injustice et hais vigoureusement l'iniquité." (Eccl. XVII, 25-26)




"Par la pénitence, enterre tes négligences, tes offenses, tes péchés dans la fosse profonde qu’ouvrira ton humilité. — Ainsi le laboureur enfouit, au pied de l’arbre qui les a produits, les fruits pourris, les brindilles sèches, les feuilles mortes. — Et ce qui était stérile, ou plutôt nuisible, contribue efficacement à une nouvelle fécondité." (Saint Josemaria Escriva de Balaguer)

mardi, janvier 29, 2013

Il est parti.......

L'abbé Pierre Gaudray a finalement  achevé son pèlerinage terrestre. Certainement il a pu se dire avant de nous quitter: " J'ai combattu le bon combat, j'ai achevé la course, j'ai gardé la foi." Tous ceux qui l'auront connu auront apprécié sa grande charité et son zèle pour le salut des âmes, ce qui faisait de lui un vrai prêtre selon le coeur de Jésus-Christ. Les épreuves ne lui auront pas manqué tout au long de son ministère et déjà au séminaire dans les temps troubles de la guerre et de l'occupation. Mais toujours il a accepté la croix sans se plaindre. 

En famille en 1948

Depuis plus de 20 ans au séminaire de Wigratzbad, il a contribué à la formation de nombreux prêtres. Il laisse ainsi de nombreux fils prêtres orphelins, mais qui je l'espère, continueront fidèlement leur ministère, avec un intercesseur de plus au Ciel. 








Je me souviens de vos 50 ans de sacerdoce, Monsieur l'abbé et du message que vous nous aviez laissé: "Non rien de rien, non je ne regrette rien !" Nous non plus....

 A Dieu, et merci pour tout !



En compagnie de l'Abbé Berg en 2008

jeudi, janvier 17, 2013

mardi, janvier 15, 2013

Civilité et Courtoisie


Article publié dans le bulletin de la Chapelle Saint Bernard du 13 janvier 2013


La civilité est la vertu qui engendre la vraie courtoisie, disait Fénelon, et selon le Pape Léon XIII elle prédispose les esprits à la sagesse afin de suivre la lumière de la vérité. Malheureusement cette vertu sociale tend à disparaître depuis la révolution culturelle des années 60 comme l’explique Marian T. Horvat. Alors que le gentleman catholique du passé savait mesurer ses actes et ses paroles, l’homme moderne a plutôt tendance à louer et à rechercher ce qui est spontané et facile. Il traite chaque homme, femme ou enfant de façon égale. Au contraire la civilité conduisait le gentleman à honorer son prochain avec l’honneur et le respect qui lui est dû selon son sexe, son rang et sa profession.  

Ces choses-là était jadis enseignées dans les écoles catholiques où l’on trouvait de nombreux manuels de civilité. Grâce à Dieu, et au zèle de nombreux éducateurs, ils reviennent à l’honneur dans de nombreux établissements catholiques traditionnels en particulier aux Etats-Unis ou au Brésil. Or ces manuels s’inspirent souvent d’anciens ouvrages français qui témoignent que notre doux pays fut en son temps le pays de la courtoisie et de la galanterie. Il nous faut hélas parler au passé, car force et de constater que nous sommes tombés assez bas en ce domaine. 

Nous souhaitons apporter notre modeste contribution à cette noble et belle tâche de l’éducation de la jeunesse. A ce titre, nous proposerons maintenant et régulièrement dans les bulletins à suivre quelques extraits de l’ouvrage de Marian Horvat paru en anglais, Catholic Manual of Civility. Vous voudriez bien être indulgent pour la traduction faite par nos soins  et donc bien imparfaite, mais qui se veut le plus fidèle au texte original. Nous inclurons quelques commentaires et notes. Commençons aujourd’hui par le chapitre sur la salutation.

Notons toutefois qu’il ne s’agit pas de tout prendre au pied de la lettre. Les us et coutumes varient avec le temps et selon les lieux. Ceci étant dit, il ne s’agit pas de suivre le monde quand il part à la dérive. De tout temps, le christianisme, lorsqu’il est profondément vécu en esprit et en vérité, c’est-à-dire dépouillé de tout pharisianisme, influe sur le comportement des individus en privé comme en société. Dans nos sociétés autrefois chrétiennes, il a contribué de façon magistrale au raffinement des moeurs. Cela n’est certes pas à oublier.... et encore moins à négliger.

“La salutation est un signe extérieur qui témoigne de l’estime, du respect ou de la cordialité que nous manifestons envers une personne. Elle révèle et exprime nos sentiments. Saluer ceux que nous connaissons est un devoir de charité. (...)

La salutation donne une première impression, positive ou négative, aux personnes que nous rencontrons. Aussi depuis sa plus tendre enfance, une jeune personne devrait être instruite des différentes façons de saluer quelqu’un correctement. Ne pas répondre à une salutation ou marquer quelque hésitation peut indiquer que la personne ne possède pas encore l’habitude de la courtoisie. (...)

La révérence ou le baise-main sont encore en vigueur dans certaines cérémonies ou assemblée formelle. et tout gentleman devrait savoir les pratiquer. Malheureusement, du fait des pratiques égalitaristes qui prévalent de nos jours, de nombreux usages anciens ont disparu tel le port du chapeau et les diverses façons de saluer qui en découlent .”

On notera que notre liturgie traditionnelle a conservé certains usages qui autrefois se pratiquaient en société. Cela se comprend aisément puisque la liturgie est le culte public de l’Eglise, célébrée en la société du Christ, de ses saints et de nos frères dans la foi. A chacun d’eux sont dus les hommages selon leur rang et dignité. Le port de la barette ou la pratique des baisers liturgiques en sont des exemples édifiants. La liturgie est un acte d’adoration et un acte social par essence. Il ne faut donc pas s’étonner d’y trouver un protocole et des marques d’honneur, de respect et de courtoisie. Les clercs et les servants laïcs (qui tiennent la place des clercs dans la liturgie) auront à coeur de s’en souvenir. Cela ne peut qu’ affecter leur façon de se conduire en société. Même dans l’ordre des moeurs, la liturgie est pédagogue et éducatrice.

vendredi, janvier 11, 2013

Messe dimanche à Saint Bernard

Les bus pour la manif de Paris partiront du stade Geoffroy Guichard à 5h15 ! Il y aura une messe à 4h00 à la Chapelle Saint Bernard, 9 rue Buisson. Possibilité d'etre conduit ensuite de la chapelle au stade en voiture (places limitées)

Messe chantée à l'heure habituelle: 10h30
Heure Sainte pour accompagner les manifestants à 15h

Information pour la Loire: http://lamanifpourtous42.overblog.com/



jeudi, décembre 27, 2012

Bonnes et saintes fêtes a tous !

Et en ce jour de la Saint Jean, n'oubliez pas de faire bénir votre vin.... à consommer avec modération !



En ce troisième jour de Noël où nous fêtons l'apôtre saint Jean, l'Eglise nous offre la traditionnelle bénédiction du vin. Alors qu'on lui avait servi du vin empoisonné, saint Jean ayant béni la coupe, il s'en échappa un serpent. Les fidèles font bénir leur vin en souvenir de ce miracle. Si le vin bénit est bu le jour de la fête, il est une coutume de porter un toast en mémoire de l'apôtre.

vendredi, décembre 21, 2012

We are still alive!

Friday, December 21st 2012, 9:30 pm. It is not yet the end of the world, so we keep going on our business and do what we have to do. Tonight it is choir practice at Saint Bernard like every friday evening. Christmas is coming. When I was at Cherokee Village, AR we used to sing Il est né le Divin Enfant every year at Christmas. So now here in Saint Etienne, this is what we shall sing soon.

Ut in Omnibus Glorificetur Deus


By the way, even though the Mayas were wrong, you can still go to confession and be good!

jeudi, décembre 20, 2012

Be good!

Tomorrow is the end of the World... well, according to some obscure pagan so-called prophecy. People believe anything, but the Gospel, which is a sign of the time of the second coming of Our Lord. So, after all, maybe it is true.... so just in case, be good and go to confession!

God bless y'all!


vendredi, novembre 30, 2012


Recollection de l’Avent: Des ténèbres à la lumière

Lundi 10, mardi 11, mercredi 12 décembre
Prédication à 20h15 - Heure Sainte et Confessions à 21 h
Chapelle Saint Bernard
9 rue Buisson
Saint Etienne

Lundi 10 :  “Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière.” (Jn 3,19) - Le mystère d’iniquité.

Mardi 11: “la lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue.” (Jn 1,5) - Le mystère de l’Incarnation.

Mercredi 12: “Une lampe qui brille dans un lieu obscur, jusqu’à ce que le jour vienne à poindre et que l’étoile du matin se lève dans vos coeurs.” (2 P 1,19) - Du premier au second Avènement: Des ténèbres à la lumière.

mercredi, novembre 28, 2012

Let us be missionaries of Beauty!

This is the English translation with additional thoughts of my sermon for Saint Cecilia.


     From the beginning, the Church has always beeen the friend, the protector and even sometimes the inspiration of the Arts.  These are indeed the expression of beauty. Therefore, they are in a way an expression of God, of His transcendence, His being, His goodness and His truth.

Due to the faith of our Elders that has changed the face of the earth to the extend that it has generated a true civilization, a Christian Art appeared on earth, which finds its roots in the Mystery of the Incarnation.  We think that it is a peculiar fruit of a civilization to produce Arts.  We consequently thinks that the so-called “modern-Arts” that seem to us to be “anti-Arts” are the fruits of the non-civilization we live in and that we would like to live down.  “The art establishment has turned away from the old curriculum which puts beauty and craft at the top of the agenda”, Roger Scruton says.

Because God became man, so that the God-Man can recapitulate all things, man can now get close to his Creator.  So do all the spheres of human society when inspired by faith.  Then the Arts are a powerful means of approaching God.  We like to consider Christian Arts as a beautiful, worth and noble way to recapitulate all things in Christ, because He is truly the One who is the primary subject and the center of Christian Arts and He is the One who gives them their dignity.  The very fact of the Incarnation could not have been ignored by the artists who came to its knowledge.

The Church, in her great wisdom would have understood it well. She quickly learnt how to implement in her liturgy an exquisite and sublime Art at the service of the greatest and most necessary work on earth: the adoration of God, Master and Lord of all things.  We are getting on to an essential matter.  We cannot deal with the liturgy without talking about Arts, and we cannot talk about Christian Arts without mentioning the liturgy.  Indeed, for us, Christians, all things must be recapitulated in Christ, who is, once again, the subject and the center of the liturgy, as He is the subject and the center of Christians Arts.  Our Lord Jesus Christ truly is the Alpha and the Omega, the beginning and the end of everything.  As Saint John reminds us, “all things were made by Him and without Him was made nothing that was made.”

The theologians of the Middle-Ages, meditating on this fact and and combining the Christian Ars divina with the Platonic mundus archetypus, have developed a thought that is both theological and philosophical and that has been expressed by the Arts, especially by the architecture.  They came to say that the Incarnate Word is Himself the Ars Patris, the Art of the Father.  We mention here Blessed Achard of Saint Victor, abbot of Saint Victor in Paris and later Bishop of Avranches (circa 1100 - 1171) and Thomas de Vaucelles, a Cistercian monk in the XII century: for him, Ars signifies the redeeming plan , which is a very interesting concept and shows us how our Elders have magnificently put together theology, philosophy, literature, arts... They simply understood what the Incarnation meant on a human level and acknowledged the fact that the spiritual order and the temporal order, though well distinct, are called to unite. It was Christendom! 

You just have to contemplate one of these splendid romanesque churches that adorn our beautiful land of France - and we have so many of them just around us in Auvergne, in Provence or in Bourgogne - to grasp the substance of this thought. They  all cry out, so loudly that one has to be spiritually deaf to not hear it, that Jesus Christ truly is the center of everything, that He rules over the whole creation and that He is the Prototokos, “the image of the invisible God, the firstborn of every creatures” (Colossians 1,15).

Now, going from universal to particular, let us focus on an art which must be authentic according to Pope Benedict XVI, namely Sacred Music.  What should  be characteristic of Sacred Music, the Pope says, is the beauty of its forms so that it can introduce us into the holy Mysteries.

On November 10th 2012, Benedict XVI addressed the participants in the national congress of scholae cantorum organized by the Saint Cecilia Association in Italy.  He reaffirmed what the Sacred Constitution Sacrosanctum Concilium already taught: “The musical tradition of the universal Church is a treasure of inestimable value, greater even than that of any other art. The main reason for this pre-eminence is that, as sacred song united to the words, it forms a necessary or integral part of the solemn liturgy.

This is a teaching of the Church that the great champions of the Council - I mean those who always talk about it but seem to ignore it - have forgotten, they, who have denatured the liturgy in the name of a Council that says the opposite of what they do. I do not fear to say that they have committed a crime that is both against the faith and against humanity; against the faith by virtue of Lex orandi, les credendi, and against humanity for having expel from our churches the splendor of the greatest art that even a non-believer can appreciate for its beauty, and to replace it with little songs that might be nice to sing in the evening around a fire camp but that can hardly introduce us into the holy Mysteries. Even on a natural level and for the sake of art, it is a considerable loss! When I  hear sometimes the “music” that is offered in so many churches, I am tempted to think that we may belong to the same Church but that we do not have the same religion. 

Those who thought that they could do better than our Elders, since the seventies and even earlier, did not have the wisdom to bring forth out of the treasure of the Church new things and old (Cf Matthew 13,52).  This is precisely what Tradition is all about, unlike conservatism.  The conservatives keep things are they are in a precise time as if they were pieces of museum, and as such they follow a certain fashion of a certain time.  I do not recognize myself in this vision of the Church. On the other hands, the progressists want to sweep away everything that was made before them and to start everything new. This is neither my vision of the Church.  The XX century had its iconoclasts, and unfortunately they were within the Church.  May the XXI century see us returning to what is essential: Being, Truth, Goodness, Beauty!

Dostoievsky said that beauty will save the world.  It will be true if we know how to rediscover the beauty of God and of His works.  Let us understand as Benedict XVI says, that it is not for mere aesthetic reasons, in a superficial sense. It is all about the comprehension and the expression of our faith, in theology as well as in liturgy... These are just two sides of the same Divine reality.

mardi, novembre 27, 2012

La colonisation de la France par les Français ?

Gilbert Keith Chesterton était un visionnaire et à bien des égards l'histoire lui donnera raison. Opposé à l'impérialisme de son temps, il songeait avant tout à son pays, l'Angleterre et voici ce qu'il écrivait dans The Outline of Sanity en 1926:

"L’Angleterre doit rester anglaise. Il ne faudrait pas qu’après s’être émancipées de nous, ces ex-colonies nous transforment en quelque chose qui ne soit plus nous, mais elles. Ce fut peut-être une erreur de devenir un empire, mais cela ne nous prive pas du droit de rester une nation.



Quand nous disons « Angleterre d’abord », nous voulons dire que nous devrions d’abord découvrir quel est pour nous le meilleur système économique et social avant de songer à l’exporter aux quatre coins de la terre."



A méditer !

dimanche, novembre 25, 2012

Soyons missionnaires de la Beauté

Sermon en l'honneur de Sainte Cécile


Hail! bright Cecilia, Hail! Fill ev'ry heart
With love of Thee and thy celestial Art!
(Henry Purcell)


English translation coming up soon!

mardi, novembre 20, 2012

The making of Cantemus Domino

Once upon a time in North Arkansas, there was a traditional Catholic Community. One day, they decided to record a CD as a testimony of their faith... and to raise money for a church that they would never see! But God's ways are not ours!
The recording took place in Batesville, AR in the summer of 2008 if my memory is good. It was a good time for all of us. Today my gratitude still goes for those who participate in a way or another in this work. God bless them!

Here are some little scenes I recorded with a  camcorder!

O Emmanuel




Interviews with some of the most talented singers in the world




Adoramus Te



Sir Clayton, our organist, 
who, I hope, will be able to visit us one day in France and to play one of our Cavaillé Coll organs.... unless he prefers to play an English organ in Brittany ;)


lundi, novembre 19, 2012

Le grain de sénevé

Sermon pour le 6ème dimanche après l'Epiphanie transféré

Evangile - Saint Mattthieu XIII, 31-35:

En ce temps là : Jésus proposa aux foules cette parabole : "Le royaume de cieux est semblable à un grain de sénevé, qu’un homme a pris et a semé dans son champ. C’est la plus petite de toutes les semences ; mais, lorsqu’il a poussé, il est plus grand que les plantes potagères et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent nicher dans ses branches." Il leur dit une autre parabole : "Le royaume des cieux est semblable au levain qu’une femme prit et mélangea dans trois mesures de farine, jusqu’à ce que le tout eût fermenté." Jésus dit aux foules toutes ces choses en paraboles, et il ne leur disait rien sans parabole, pour que s’accomplît la parole dite par le prophète : J’ouvrirai ma bouche en paraboles, je révélerai des choses cachées depuis la création du monde.



Correction: à 8'58: l'Eglise militante qui combat (et non se combat) sur terre! Evidemment !

mercredi, octobre 10, 2012

La Révélation (III)


Nécessité de la Révélation

La Révélation était-elle nécessaire ? Avant de répondre à cette question, il convient de faire un rappel sur la notion de nécessité en philosophie.
Définition : La nécessité est le caractère de ce qui est nécessaire !

   Appliqué à une proposition, est nécessaire ce dont la contradictoire est impossible ou impensable. On parle ainsi des vérités éternelles et nécessaires, des principes universels et nécessaires. Ex . : la proposition «  2 + 2 = 4 » est nécessaire, car le fait que 2 + 2 ne soit pas égal à 4 est impensable.
Appliqué à un être, est nécessaire ce qui ne peut pas ne pas être. En ce sens, seul Dieu est nécessaire, puisque tous les autres êtres ont été créés, dont aurait pu ne pas être. « Je sens que je puis ne pas avoir été, donc je ne suis pas un être nécessaire » dit Pascal dans ses Pensées. Nécessaire s’oppose ici à contingent : est contingent ce qui peut ne pas être. Toutes les créatures sont contingentes, puisque avant d’être crées, elles n’étaient pas, et que cela n’enlevait rien à Dieu, unique Être nécessaire. 
Dieu aurait pu ne pas nous créer, puisque Il est libre. Nécessaire s’oppose donc aussi à libre ( et nécessité à liberté ). Affirmer que Dieu soit dans la nécessité de faire ou de ne pas faire telle ou telle action, revient à nier sa liberté, ce qui est impensable. Il n’y avait aucune nécessité à ce que Dieu crée le monde. L’œuvre de la création relève donc de la bonté de Dieu, qui agit par amour en toute liberté.

  • Une distinction à opérer

Dieu n’agit jamais par nécessité. Il faut donc affirmer que la Révélation n’était pas nécessaire, sinon, il nous faudrait nier la liberté de Dieu. Pourtant, le 1er concile du Vatican semble affirmer le contraire, puisqu’il affirme la nécessité de la Révélation. Il convient donc d’opérer une distinction que nous irons chercher chez Saint Thomas d’Aquin.
Celui-ci se pose en effet la question de l’Incarnation : était elle nécessaire ? En soi, non, puisque Dieu est libre. Toutefois, saint Thomas y voit quand même une certaine nécessité que l’on peut qualifier de morale. Il distingue ainsi : 
« Quelque chose est dit nécessaire à une fin de deux façons: de telle façon que sans cela quelque chose ne puisse pas exister ; c'est ainsi que la nourriture est nécessaire à la conservation de la vie humaine. Ou bien parce que cela permet de parvenir à la fin de façon meilleure et plus adaptée ; c'est ainsi qu'un cheval est nécessaire pour voyager. » ( Somme théologique, IIIa Q 1 art 2 )

Nous distinguerons ainsi avec saint Thomas, et comme le fait d’ailleurs l’Eglise, la nécessité absolue, ce qui est nécessaire en soi, absolument, du fait des lois de l’être et de la nature ( nécessité d’ordre métaphysique, physique ou mathématique ) et la nécessité relative, qui est nécessaire pour une meilleure réalisation d’une fin, d’un objectif fixé. Ainsi, L’Incarnation n’était pas nécessaire en soi, mais étant supposé que Dieu veuille sauver l’humanité, il était nécessaire, d’une nécessité relative, que l’Incarnation se fasse. Cette nécessité manifeste une haute convenance : l’Incarnation est le moyen le plus convenable pour nous sauver. Dieu était libre de réaliser ou non notre salut, mais l’ayant voulu, il était convenable qu’Il le fasse au moyen de l’Incarnation.

Nous opérerons donc la même distinction au sujet de la Révélation. Celle ci n’est pas nécessaire en soi, d’une nécessité absolue. Mais puisque Dieu, librement, nous a assigné une fin surnaturelle ( qui dépasse les capacités de notre nature ) la Révélation devient alors moralement nécessaire pour que nous puissions connaître cette fin. Dans la nature comme dans l’ordre surnaturel, il y a toujours une proportion entre la fin et les moyens, sinon il y aurait un non-sens, une absurdité dans le plan divin. A fin surnaturelle, il nous faut des moyens surnaturels, d’où l’ordre de la grâce. Or le salut passe d’abord par une connaissance : la Foi. Cette connaissance n’a rien d’ésotérique et n’est pas limitée à une petite élite intellectuelle. Elle s’adresse au contraire à toute l’humanité. Voilà pourquoi Dieu s’est révélé, comme l’enseignent l’Eglise et les théologiens :



1er Concile du Vatican : 

« C’est bien grâce à cette Révélation divine que tous les hommes doivent de pouvoir, dans la condition présente du genre humain, connaître facilement, avec une ferme certitude et sans aucun mélange d’erreur, ce qui dans les choses divines, n’est pas de soi inaccessible à la raison. Ce n’est cependant pas pour cette raison que la Révélation doit être dite absolument nécessaire, mais parce que Dieu, dans son infinie bonté, à ordonné l’homme à une fin surnaturelle, à savoir la participation aux biens divins qui dépassent absolument ce que peut saisir l’esprit humain . » 

saint Augustin :
Saint Augustin par Piero Della Francesca
« C’est un grand effort, et bien rare, de s’élever, par la puissance de la raison, au-dessus de toutes les créatures dont l’observation a reconnu la mutabilité, jusqu’à l’immuable substance de Dieu, et d’apprendre de Lui-même, que toute la nature, qui n’est pas Lui, n’a pour auteur que Lui seul. Car Dieu ne parle à l’homme par aucune créature corporelle, Il ne frappe point l’oreille d’accents qui vibrent dans l’air intermédiaire entre la parole et l’auditeur ; Il ne se sert d’aucune de ces images spirituelles, semblables aux figures des corps et aux fantômes de nos songes. Et cependant, il semble que l’oreille l’entend, car il semble qu’Il parle par des organes corporels, et comme à différentes distances locales : ces manifestations présentent en effet de nombreuses similitudes avec les corps. Mais Il parle réellement par sa vérité même, langage qu’entend de l’esprit, et non de l’oreille, quiconque est propre à l’entendre. Car Il ne parle à ce qui est, en l’homme, le plus excellent de son être et qui ne cède en excellence qu’à Dieu. Comme l’on sait, ou du moins, comme l’on croit avec raison, que l’homme est fait à l’image de Dieu, il est certain qu’il n’approche de Dieu que par où il l’emporte sur le reste de lui-même, ces parties inférieures qui lui sont communes avec les bêtes. Mais l’esprit, en qui résident naturellement la raison et l’intelligence, couvert des ténèbres de certains vices invétérés, et trop faible pour embrasser la jouissance -  que dis-je ?- pour soutenir même le rayon de cette lumière immuable, en attendant que de jour en jour renouvelé et guéri, il devienne capable d’une telle félicité ; l’esprit, dis-je, devait d’abord être pénétré et purifié par la foi. Et afin que par elle il marchât avec plus de confiance à la vérité, la Vérité même, Dieu Fils de Dieu, revêtant l’homme sans dépouiller le Dieu, établit et fonde cette foi qui ouvre à l’homme la voie vers le Dieu de l’homme par l’Homme-Dieu. Voilà donc le médiateur des dieux et des hommes, Jésus-Christ homme ; et c’est comme homme qu’il est le  médiateur et la voie. Lorsqu’en effet, entre le point de départ et le but il se trouve une voie intermédiaire, on a l’espoir d’arriver ; dans l’absence ou l’ignorance de la voie, que sert de connaître le but ? Mais c’est l’unique voie, assurée contre toute erreur, que le même soit Dieu et homme ; but, en tant qu’homme ; voie, en tant que Dieu. »
( La cité de Dieu, Livre XI, § 2 )

saint Thomas d’Aquin :

« L’intelligence humaine, qui tout naturellement, puise sa connaissance dans le sensible, ne saurait par ses seules forces atteindre à l’intuition de la substance divine en elle-même : de par son élévation, en effet, cette substance est sans proportion aucune avec les êtres sensibles, ni même avec aucun des autres êtres.
Cependant, le bien parfait de l’homme consiste à connaître Dieu, d’une façon ou d’une autre. On serait donc en droit de considérer une créature d’une telle valeur comme rigoureusement absurde, c’est-à-dire comme incapable d’atteindre sa fin, si une voie ne lui avait été ouverte par laquelle elle peut s’élever jusqu’à connaître Dieu : en effet, puisque les perfections des choses existantes s’étagent au-dessous de Dieu, qui en constitue comme le sommet, l’intelligence, en partant des perfections infimes, et en s’élevant par degrés, peut parvenir à la connaissance de Dieu. Ainsi en va-t-il des mouvements corporels eux mêmes : que l’on monte ou que l’on descende, le chemin est le même, et seuls varient le départ et le terme. »
( Somme contre les Gentils, Livre IV , § 1 )

Cardinal Giraud

« La Révélation, qu’est-elle autre chose qu’une raison surnaturelle surajoutée à la raison humaine pour la perfectionner, en l’avertissant de sa faiblesse, en redressant ses erreurs, en humiliant son orgueil, et comme une nouvelle lumière qui fortifie ses yeux ?
Que Dieu ait donné la raison pour la conduite ordinaire de la vie, la connaissance des vérités premières et des grands préceptes de la morale, et qu’ensuite, dans l’ordre plus élevé de la religion, Il nous mette à la main un second flambeau pour nous conduire là où la raison seule ne peut atteindre : que voyez-vous dans tout cela qui ne soit digne , et de Dieu, et de l’homme ?
Si, au contraire, vous rejetez ce secours, et qu’à la place d’une religion déterminée, vous établissiez la raison comme la règle et l’arbitre des devoirs religieux, comme chacun a sa raison particulière, et que personne n’a le droit d’imposer la sienne à son semblable, chacun aussi se fera une religion à sa mode et à sa bienséance. Jugez-en par les écarts de ceux qui ont abjuré la Révélation :
Les uns se créent une religion qu’il leur plaît d’appeler naturelle, sans doute parce qu’elle favorise tous les penchants de la nature ; les autres considèrent toute espèce de culte religieux comme une institution purement politique, excellente pour le peuple, inutile aux sages, qui peuvent se passer de ce frein ; et ils ne manquent pas de se mettre au nombre de ces sages. Ceux-ci rangent la religion dans la classe des opinions humaines, des questions problématiques… ; ceux-là la réduisent à un sentiment intérieur qu’on a tâché de mettre en vogue sous le nom de sentiment religieux : sentiment vague et indéfini, qui simplifie merveilleusement les devoirs, parce qu’il n’admet ni témoin, ni juge, et dont l’effet le plus naturel serait de mener au fanatisme, s’il ne conduisait pas plus directement encore à la ruine de toute religion.
… Vous anéantissez toute religion, et toutefois nous avons démontré qu’il en faut une. Si la raison, abandonnée à elle-même et à ses propres lumières, ne peut l’établir, il faut donc recourir à l’intervention divine, et admettre conséquemment une religion positive et révélée de Dieu. »

mercredi, octobre 03, 2012

Servir est notre Privilège

Création du Chapitre des Chevaliers de l'Autel


Chapelle Saint Bernard à Saint Etienne

Samedi 6 octobre à 10h


Les Chevaliers de l’Autel

Objectifs
  1. Former une garde d’honneur digne du Roi que nous acceptons de servir en devenant Chevaliers de l’Autel.
  2. Rendre à Dieu un service fidèle, révérent et édifiant en assistant ses réprésentants visibles, les évêques et les prêtres au Saint Sacrifice de la Messe et à toutes les autres fonctions liturgiques.
  3. Susciter dans le coeur des fidèles que nous représentons à l’autel une plus grande piété et une plus grande dévotion en accomplissant avec respect et révérence le devoir de notre charge et en donnant le bon exemple d’une vie sainte.
  4. Assurer les offices des Chevaliers de l’Autel en tant que société en assistant aux réunions et en offrant nos services à l’Eglise.